E-commerce : ça décolle

E-commerce : ça décolle

L’achat de vin en ligne ne cesse de séduire de nouveaux consommateurs dans l’hexagone. Selon les résultats du dernier Baromètre SOWINE (1) sur les français, le vin et le digital, 30% d’entre eux ont déjà acheté du vin sur Internet. Une hausse de 5 points par rapport à 2014.

Recherche d’une offre plus large et plus qualitative développement de nouveaux concepts (comme les  « box » œnologiques) : les facteurs de dynamisme du e-commerce du vin sont nombreux.  Même si le web est encore loin d’être le canal le plus utilisé pour l’achat du vin – il l’est pour 6 % des français – de plus en plus tentent l’expérience de l’achat en ligne.

En 2015, 30 % des consommateurs déclarent avoir déjà acheté du vin en ligne, alors qu’ils n’étaient que 13 % à avoir sauté le pas  il y a 2 ans.

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Le Web monte en puissance, et plus seulement via un ordinateur : 28 % des français effectuent leurs achats de vin avec un smartphone ou une tablette. D’ailleurs, 32 % d’entre eux possèdent au moins une application liée au vin ou à la gastronomie, qu’ils utilisent pour choisir leur vin en rayon (pour 12 %), ou encore les conseiller dans les accords mets/ vins (12%).

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Canal privilégié, pour l’achat de vin en ligne,  les sites Internet de vignerons sont cités par 50 % des cyberacheteurs, devant ceux de la grande distribution (35%) et des cavistes (35 %).

D’où l’importance d’avoir un site marchand convivial, mais aussi bien renseigné. Car les Français ont soif de connaissances sur le vin. Ils veulent comprendre, se faire une idée avant d’acheter. Seulement 3 % d’entre eux s’estiment « connaisseurs de vin », quand 60 % s’avouent néophytes. Aussi, l’information est au cœur des préoccupations : pour 70 % des consommateurs, il est nécessaire de se renseigner avant d’acheter.

Et pour trouver des informations dans la recommandation d’un vin ou d’un champagne, si l’entourage reste la première source de conseil (pour 38 % des répondants), avant les professionnels (choisis à 23 %), le Web est utilisé par 8 % des acheteurs de vins. L’agence met également l’accent sur l’influence non  négligeable des blogs qui sont d’excellents prescripteurs : 87 % des internautes accordent de l’importance aux informations qu’ils y trouvent, et ils sont 27 % à avoir acheté un vin recommandé par un blog.

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Pour les consommateurs qui préféreraient se laisser surprendre et guider, la solution des « boxs vins » est une alternative qui remporte un succès grandissant, adopté par 15 % des acheteurs en 2015. Enfin, plus on connaît le vin et plus on est enclin à se renseigner sur Internet avant d’en acheter. Et pour se constituer une cave de qualité, le cyberacheteur consacre un budget plus important que pour l’achat traditionnel : 40 % de son budget concerne des bouteilles entre 11 et 20 euros et 19 % est réservé à des bouteilles à plus de 20 euros (contre 10 % seulement pour l’achat offline).

Source des données : Sowine

(1) L’agence SoWine est une agence de conseil en marketing et en communication spécialisée dans l’univers du vin, du champagne et des spiritueux. Elle publie chaque année depuis 6 ans un baromètre sur le comportement numérique des Français à l’égard du vin. L’enquête est menée sur un échantillon de 1111 personnes âgées entre 18 et 65 ans. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas.


Zoom sur le marché de la vente de vin en ligne : une croissance à 2 chiffres

900 millions d’euros : c’est le montant des ventes de vin en ligne en France en 2014, estimé par le Cabinet Xerfi. La croissance à 2 chiffres de l’e-commerce de vin – qui a grimpé de plus de 30 % de 2009 à 2013 –  devrait légèrement se tasser dans les années à venir.

Elle restera cependant alimentée par la hausse en valeur de la consommation des ménages en vin (la demande diminue en volume mais monte en gamme) ainsi que par les parts de marché qu’Internet continuera de subtiliser à la distribution physique. En 2016, toujours selon le cabinet Xerfi, les ventes de vin en ligne devraient approcher 1,4 milliard d’euros et représenter 14,3% des ventes de détail de vin.

Ventes en ligne

Toujours d’après l’étude Xerfi, le cyberacheteur « type » de vin  serait « plus masculin, plus urbain, plus âgé et plus aisé » que l’acheteur de vin dans le commerce physique. Il serait également un plus gros consommateur : 75% des cyberacheteurs boivent du vin au moins une à deux fois par semaine, contre 46% chez les acheteurs physiques, et plus enclin à acheter du vin pour le conserver.

Premier facteur de choix d’un site marchand de vin : la sécurité de paiement

Pour fidéliser la clientèle, il faut bien sûr se conformer autant que possible aux critères de choix que les consommateurs jugent déterminants.  Et pour un site marchand de vin, le premier facteur de choix est la sécurité de paiement (pour 90 % des cyberacheteurs), ex-aequo avec les frais de livraison. A noter que, très sensibles au prix, les consommateurs ont conscience du coût du transport et n’hésitent pas à acheter des volumes de vin plus importants pour pouvoir l’amortir.