Winalist, la plateforme digitale et collaborative champenoise

winalist filière champagne

Winalist, la plateforme digitale et collaborative champenoise

La France est la première destination touristique au monde avec 83,7 millions de touristes étrangers chaque année et reste le deuxième pays producteur de vin. La diversité de ses terroirs et la qualité de ses vins sont des atouts qui ne demandent qu’à être connus. C’est pourquoi l’enjeu du numérique reste énorme pour la filière Champagne.

C’est dans ce contexte que nous avons eu le plaisir d’accueillir et d’interviewer Nicolas Manfredini, fondateur de Winalist, une plateforme collaborative à destination de la filière vin française.

 

winalist fondateurQui est Nicolas Manfredini ?

A seulement 24 ans, un master en commerce international de l’European Business School de Paris en poche, Nicolas créer trois sociétés dont Hachetag.co (une agence de communication), Winalist étant la cadette. Champenois d’origine et fier de sa région, il n’a jamais délaissé sa passion pour le vin et développe aujourd’hui une plateforme collaborative mettant en relation les oenotouristes avec les vignerons. Ambitieux et motivé, il nous présente sa dernière création.

 

Pourquoi Winalist ?

« Winalist est une start-up champenoise créée en 2007. La plateforme est disponible en 7 langues et permet aux œnotouristes de découvrir de nouveaux domaines viticoles au niveau national, en y réservant des activités autour du vin (visite, dégustation, atelier œnologique, hébergement …). Les 7 langues sont primordiales pour éviter d’avoir des barrières, surtout lorsque l’on s’aperçoit que plus de 60% des internautes sur notre plateforme viennent de l’étranger alors que 40% sont français. Avec winalist champagneenviron 450 visites par mois sur la plateforme, variable selon les saisons, nous nous devons d’être visibles et compris par tous afin d’éviter l’insatisfaction des internautes ».

En 2015, 437 000 touristes avaient visité les maisons de Champagne et 1,5 million avait arpenté la cathédrale de Reims, les opportunités pour Winalist en matière de digital restent nombreuses.

Quels termes définit au mieux votre plateforme ? 

Si je devais le résumer en une phrase ce serait « Wine to risen made easy » (le développement de vos vins sur Internet, en toute simplicité). 

Le but principal de Winalist est ciblé sur l’utilisation plus simple, fluide et rapide, de la prise de contact entre particuliers et professionnels du secteur viticole français. Winalist a un rôle d’acteur touristique pour porter les territoires de façon intelligente. Aujourd’hui, la concurrence se contente d’une relation distante et entièrement digitale, en référençant les domaines grâce à un lien distribué aux établissements. De notre côté, nous référençons aussi bien, mais en travaillant beaucoup plus l’amont : par exemple, nous allons au contact du vigneron avant son référencement afin de créer une relation à la fois digitale via la plateforme mais surtout physique en répondant au mieux aux besoins du client tout en lui apportant nos conseils.

Quel type d’écosystème souhaitez-vous développer ?

Nous voulons créer un véritable climat de confiance entre les acteurs viticoles. C’est pour cela que nous avons créé un produit à destination des professionnels de la filière, afin que chacun puisse non seulement se valoriser mais aussi valoriser sa région et la rendre plus attractive encore. L’oenotourisme c’est aussi des performances marketing qu’il faut étudier pour cibler les failles et adapter l’activité en fonction des retours. De manière générale, pour gérer et développer cet écosystème oenotouristique, nous utilisons les outils fondamentaux comme le référencement payant Adwords, la presse locale ainsi que des relations presse, les réseaux sociaux et enfin des partenariats avec les interprofessions.

D’autres plateformes sont autant spécialisées dans l’oenotourisme que vous, comment se démarquer pour éviter d’être « noyé dans la masse » des applications et services digitaux ?

Pour un outil digital, tout se joue sur le référencement. C’est important aussi de créer des partenariats avec des personnes qui maîtrisent le référencement. Après il y a deux solutions, soit vous êtes entrepreneur et vous avez de l’expérience dans le digital donc vous pouvez gérez vous-même, soit vous avez besoin d’acquérir des connaissances. Dans ce dernier cas, il est préférable de prendre de la hauteur sur son projet et de préférer prendre un peu de temps pour une formation qui sera bénéfique par la suite. On peut avoir de bons prestataires que lorsque l’on s’y connaît un minimum dans le domaine d’activité du prestataire, cela permet d’avancer en synergie et beaucoup plus vite.

Selon vous et au regard de l’importance de l’oenotourisme, quels peuvent être les facteurs et opportunités d’un développement digital chez les vignerons ? Quels en seraient les impacts ?

Les avantages d’un développement digital sont nombreux mais on peut mettre en évidence que l’information est gratuite, qu’elle est rapide d’accès, disponible pour tout le monde, et que cela permet à différents acteurs de se mettre en place, à des synergies de se créer également. Si on prend l’exemple des acteurs oenotouristiques implantés historiquement aujourd’hui, ça va être les agences de circuits touristiques en bus dans les régions. Il y a deux types d’acteurs : ceux qui font des parcours prédéfinis et qui le répète tous les jours avec les clients et il y a des prestataires qui effectuent des parcours sur mesure. Ces derniers se rapprochent de nous parce qu’ils veulent réserver en tant que professionnels, mais pour leur clientèle, des domaines viticoles. Avec le digital, les réservations se font en temps réel et auprès de lieux viticoles auxquels ils n’auraient peut-être pas pensé. L’impact n’est pas négligeable : augmentation de flux, de visites, de visibilité et de rayonnement de la région.

Face aux changements des comportements des particuliers et professionnels, ainsi qu’à ce marché du « tout collaboratif » qui s’ouvre à grande vitesse, quels sont les projets /objectifs de Winalist pour 2018 ?

L’objectif premier de Winalist est de devenir la plateforme leader en oenotourisme. Pour se faire, nous avons besoin de développer nos propres connaissances, nos compétences et nos outils au travers d’incubateurs et de partenariats type Village by CA, qui procure une reconnaissance nationale et nous aide à accroître notre vision à l’international. C’est un véritable investissement en terme de formations mais qui sera rentable sur le long terme. En projet, nous avons la mise en place d’une application Winalist pour Iphone, avec la possibilité de pré-payer les activités réservées, je pense notamment aux professionnels qui ont parfois besoin d’avancer certains frais pour mettre en oeuvre certaines activités.

Quelle démarche nos viticulteurs champenois doivent-ils suivre afin d’être référencé sur  votre plateforme ?

La démarche est très simple : se rendre sur la plateforme, en haut à droite vous avez un bouton « ajoutez votre entreprise » et vous n’avez plus qu’à suivre les instructions. Nous sommes présents pour conseiller les viticulteurs dans leurs choix de photos, de texte, de prix et de présentation de leur domaine de manière générale. Nous les accompagnons aussi grâce à des formulaires sur lesquels ils peuvent nous faire part de leurs idées de développement de la plateforme, pour toujours plus cibler et répondre à leurs besoins, besoins qui doivent bien évidemment, répondre à ceux des oenotouristes, les consommateurs finaux.

 

 


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